Histoire

 
681 Le début

La création de l’État bulgare par le khan Asparoukh dans la Péninsule balkanique est l’un des événements politiques les plus marquants en Europe au 7ème s., après les Grandes invasions.

855 L’alphabet
 
Le premier alphabet bulgare, le glagolitique, est l‘œuvre des frères Cyrille et Méthode. Fin 9ème s. – début 10ème s., à Preslav naîtra le deuxième alphabet bulgare, le cyrillique, qui comprend 24 lettres grecques et 12 caractères proches des glagolitiques. Actuellement la langue bulgare est parlée par environ 15 millions de personnes dans le monde, et le cyrillique est le troisième alphabet officiel de l’Union européenne. Voir plus ICI

864 La conversion

L’adoption du christianisme est d’une grande importance historique pour la Bulgarie, car elle est liée à la fondation de l’Église bulgare, à la diffusion de l’écriture slave et à l’évolution du khanat vers un royaume et un État souverain du monde européen.

 
893-927 Le «siècle d’or»

Sous ce nom est connu le règne de Siméon Ier le Grand. Les œuvres littéraires de cette époque posent les fondements de la vieille littérature bulgare. Les victoires de Siméon sur les champs de bataille élargissent le territoire de la Bulgarie, qui s’étendra jusqu’à la mer Noire, la mer Égée et la mer Adriatique. Par analogie avec l’empereur des Francs, Charlemagne, le roi Siméon restera dans l’histoire avec le surnom Magnus – Siméon le Grand.

1018 – 1185 Sous la domination byzantine

En 1014 l‘empereur byzantin Basile II démantèle l’armée du roi Samouïl et fait crever les yeux des 15 000 soldats capturés. Le roi meurt deux mois plus tard et les luttes pour le trône affaiblissent encore plus les positions de la Bulgarie. Ainsi jusqu’au début de 1019 Basile II réussit à soumettre tout le pays et met fin au premier royaume bulgare.
 
1185 – 1396 Le deuxième royaume bulgare

L’insurrection des Bulgares contre les Byzantins, menée par les boyards Pierre et Assène, posera le début du deuxième royaume bulgare, dont les confins atteindront, sous le règne de Ivan-Assène II, trois mers, et il deviendra l’État le plus puissant dans le sud-est de l’Europe. Le Patriarcat orthodoxe bulgare est restauré.
 
1396 – 1878 Sous la domination ottomane

La Bulgarie est le premier État des Balkans qui tombera sous la domination de l’Empire ottoman qui s’élargit. La domination étrangère détruira le système d’institutions administratives, juridiques, fiscales, militaires et culturelles. Disparaîtront ainsi la hiérarchie ecclésiastique, l’élite bulgare, l’État.
 
 
1762 La Renaissance bulgare

À cause de la domination étrangère, la Renaissance ne commencera en Bulgarie qu’au 18ème s. Son début est posé par l’Histoire slavo-bulgare, écrite par Païssii de Hilendar en 1762.

1876 L’insurrection d’avril

L‘insurrection d’avril déclenchera la vague révolutionnaire dans le pays. Elle sera étouffée avec une cruauté particulière, qui provoquera une forte indignation publique en Europe et aux Etats-Unis. Victor Hugo et Fiodor Dostoïevski se prononcent en défense des Bulgares. Bien qu’infructueuse, cette insurrection est victorieuse par son écho international.

1878 La libération

Le 3 mars 1878, la Bulgarie obtient son autonomie par la signature du Traité de paix de San Stefano, qui met fin à la guerre russo-turque ayant commencé un an auparavant. Seulement trois mois plus tard, le Traité de Berlin signé par les grandes puissances a pour effet la partition du territoire du pays. Ainsi sont créés la Principauté de Bulgarie et la province autonome de Roumélie orientale, alors que la Thrace orientale, la Thrace occidentale et la Macédoine reviennent à la Turquie.

1885 La réunification

Le 6 septembre 1885 des insurgés de la Roumélie orientale entreprennent la réunification avec la Principauté de Bulgarie sous l’égide du prince Alexandre de Battenberg. Un nouveau gouvernement est constitué, qui proclame officiellement la réunification.

 
1908 L’indépendance

Le 22 septembre 1908, à Veliko Tarnovo est proclamée l’indépendance de la Bulgarie par manifeste du prince Ferdinand, qui prend le titre de tsar des Bulgares. Par ce manifeste est rejetée la dépendance du pays de l’Empire ottoman, qui lui était imposée par le Traité de Berlin.

1914 – 1918 La Première guerre mondiale

La Bulgarie prend part à la Première guerre mondiale du côté des puissances centrales. Le traité de Neuilly de 1919 impose de lourdes sanctions au pays.

1939 – 1945 La Seconde guerre mondiale

Ayant gardé initialement la neutralité, la Bulgarie s’implique dans la guerre en 1941 comme allié non-combattant de l’Allemagne nazie. Les projets de déportation des Juifs n’aboutissent pas à cause de la résistance des politiques, dignitaires religieux et citoyens bulgares.

1946 – 1989 La République populaire de Bulgarie

Aprés le 9 septembre 1944 la monarchie est abolie et le Front de la patrie arrive au pouvoir. En 1946 la Bulgarie devient République populaire. Le parti communiste bulgare impose un pouvoir autocratique et procède à la nationalisation de l’industrie. Les terres agricoles sont réunies dans des exploitations collectives. La Bulgarie se retrouve dans la sphère d’influence soviétique, parmi les pays dits socialistes.

1989 Fin de l’ère communiste

Le chef d’État de longue date Todor Jivkov est démis de ses fonctions et un système multipartite est mis en place. Avec l’adoption de la Constitution de 1991, la Bulgarie devient une république parlementaire, avec un parlement unicameral et un président directement élu, et où les droits et les libertés des citoyens sont garantis.

2004 La Bulgarie dans l’OTAN

Le 29 mars la Bulgarie adhère au Traité nord-atlantique, au bout de 14 ans d’efforts diplomatiques.

 
2007 La Bulgarie dans l’Union européenne

La Bulgarie a choisi son avenir européen encore en 1990 et a déposé sa demande d‘adhésion à l’Union européenne. Le traité d’adhésion est signé en 2005 et entre en vigueur le 1er janvier 2007.

2018 La Bulgarie – président du Conseil de l’UE

Onze ans après son adhésion, la Bulgarie assure pour la première fois la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne.
 

Le contenu de la page a été rédigé avec le soutien de la Faculté d‘histoire de l’Université de Sofia Saint-Clément d’Ohrid.

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