Intervention du président Donald Tusk à l'issue du sommet de UE-Balkans occidentaux

17.05.2018

Photo: Nikolay Doychinov (EU2018BG)


 

Bonjour. Avant tout, je souhaite remercier le Premier ministre Borissov et toute son équipe. Vous avez accompli quelque chose de formidable et je suis sincèrement impressionné par votre efficacité et votre détermination. C'est surtout grâce à votre implication que nous pouvons déclarer aujourd'hui que ce sommet a été couronné de succès. Bien sûr, je vous remercie également pour la merveilleuse hospitalité bulgare. Blagodaria Boyko, blagodaria prelestna Bulgaria (merci Boïko, merci charmante Bulgarie). Nous venons d'arriver au terme d'un excellent et très fructueux sommet UE-Balkans occidentaux. Je pense que nous avons laissé s'écouler trop longtemps depuis notre dernière rencontre à Thessalonique, il y a quinze ans, et c'est la raison pour laquelle nous avons décidé de nous réunir à nouveau dans deux ans en Croatie. Cette décision est la meilleure illustration du fait que l'intégration avec les Balkans occidentaux est une des premières priorités de l'UE. Aujourd'hui, nous avons réaffirmé notre attachement commun à la perspective européenne de toute la région. Comme je l'ai déclaré lors de ma récente visite dans la région, l'Union européenne est et restera le partenaire le plus fiable de l'ensemble des Balkans occidentaux. De manière très concrète, nous avons examiné les moyens d'améliorer les liens avec la région des Balkans occidentaux et en son sein. Je veux parler de liens humains, économiques, numériques et en termes d'infrastructures. Le paquet de mesures que nous avons signé il y a quelques temps, dit "programme d'actions prioritaires de Sofia", ajoute de nouvelles initiatives à notre coopération actuelle. Par exemple, nous sommes convenus de doubler le programme Erasmus+ afin de permettre à davantage de jeunes d'étudier dans l'UE. Nous sommes convenus d'œuvrer en faveur de l'abaissement des frais d'itinérance et de créer des conditions plus favorables aux investissements privés en mettant en place de meilleures garanties bancaires. Et pour éviter toute confusion, je vais être clair: le programme de connectivité n'est ni une solution de substitution ni une solution de remplacement à l'élargissement. Il s'agit d'une manière de mettre à profit le temps qui nous sépare de demain de façon plus efficace qu'auparavant, de sorte que nos citoyens et entreprises ne restent pas dans l'attente de tous les bénéfices de l'intégration à l'UE. Je ne conçois en effet pas d'autre avenir pour les Balkans occidentaux que l'UE. Il n'y a pas d’autre solution, il n'y a pas de plan B. Les Balkans occidentaux font partie intégrante de l'Europe et ils sont à leur place au sein de notre communauté. Avant de conclure, je souhaite m'exprimer brièvement sur la réunion des dirigeants de l'UE qui s'est tenue hier soir. Nous sommes convenus que l'UE intensifiera les efforts qu'elle fournit dans les domaines du numérique et de l'innovation, afin de relever le défi que pose la révolution technologique. Attendez-vous à des décisions très concrètes lors de notre réunion formelle, en juin. Elles comporteront des aspects tels que l'établissement d'un Conseil européen de l'innovation dans le prochain CFP, des projets pilotes, notamment en matière d'intelligence artificielle, et l'accroissement des fonds destinés aux investissements. Tous ces éléments seront fondés sur nos valeurs européennes, notamment le respect intégral de la vie privée des citoyens, y compris en ligne. Pour ce qui est de l'accord sur le nucléaire iranien, nous sommes convenus à l'unanimité que l'UE restera dans l'accord aussi longtemps que l'Iran y demeurera pleinement attaché. Par ailleurs, la Commission a reçu le feu vert pour se tenir prête à agir dans le cas où il serait porté atteinte aux intérêts européens. Enfin, les échanges commerciaux entre l'UE et les États-Unis. Dans ce domaine également, nous sommes parvenus à une approche unie qui renforcera la Commission dans ses négociations en cours avec les États-Unis. L'UE est même disposée à aborder la libéralisation des échanges avec nos amis américains, mais à la condition que les États-Unis décident de mettre en place une exemption illimitée des droits de douane sur l'acier et l'aluminium. Le président Juncker présentera notre approche de façon plus précise. Je vous remercie.

Visiter la page consacrée à la réunion sur le site du Conseil de l'Union européenne.

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